
Ethique
Charte de déontologie du psychanalyste
1. Respect de la singularité du sujet
La pratique psychanalytique s’appuie sur l’écoute de la parole singulière de chaque patient, sans jugement moral ni orientation normative.
Le psychanalyste accueille ce qui se dit, dans le respect de l’histoire, du désir et de la subjectivité de chacun.
2. Confidentialité et secret de la parole
Tout ce qui est dit en séance est strictement confidentiel.
Le psychanalyste est tenu au secret professionnel et garantit que la parole du patient ne sera ni divulguée ni utilisée à d’autres fins que le travail analytique.
3. Libre consentement et engagement
La démarche analytique repose sur le libre consentement du patient.
Celui-ci est informé du cadre, du rythme des séances et des modalités pratiques. Il demeure libre d’interrompre le travail à tout moment.
4. Cadre analytique
Le cadre des séances (lieu, durée, fréquence, honoraires) constitue une condition du travail psychanalytique.
Il est posé clairement et peut être ajusté dans le respect de la dynamique du travail et de la responsabilité du sujet.
5. Responsabilité du psychanalyste
Le psychanalyste exerce dans le respect de sa formation, de son analyse personnelle et de sa supervision.
Il s’engage à maintenir une pratique rigoureuse, à interroger sa position et à se former de manière continue.
6. Absence de toute emprise
La relation analytique exclut toute forme d’abus, d’emprise, de manipulation ou de dépendance, qu’elle soit psychologique, financière, sexuelle ou idéologique.
7. Indépendance et non-instrumentalisation
La psychanalyse ne vise ni l’adaptation forcée, ni la normalisation des conduites.
Elle ne se substitue pas à une expertise, une évaluation ou une injonction sociale, professionnelle ou institutionnelle.
8. Éthique de la parole
La psychanalyse repose sur la parole comme voie d’élaboration et de transformation subjective.
Le psychanalyste soutient cet espace de parole, sans prescrire de solutions toutes faites, dans le respect du temps propre à chacun.