Amour, haine, hainamoration : l’animosité envers un collègue est-elle évitable ?
Non. Pourtant, elle peut s’élaborer et se transformer. Nous l’apprenons, parfois à nos dépens, au cours d’une analyse — pour celles et ceux qui ont passé un peu de temps sur le divan. Dans cet espace d’élaboration, mais aussi en dehors. Parce qu’une cure, ça vous travaille un peu tout le temps. Dans le métro en allant au boulot, en préparant le repas, en marchant aussi beaucoup… comme si arpenter les rues permettait de dévider le fil des pensées conscientes et moins conscientes. Depuis que vous vous rendez régulièrement chez votre analyste, vous avez acquis, dirons-nous, une certaine capacité à laisser libre cours à ce qui vient, de plus en…
Sublimation et coopération : et si l’amour était la clé ?
J’avais évoqué dans un précédent article (Coopérer s’appuie sur la croyance en les autres : fondamentaux) la fonction des rituels informels — déjeuners, baromètres d’humeur, moments de convivialité — dans la vie d’une équipe. Ces espaces favorisent une dynamique où la parole circule et où peut se tisser le fil narratif du collectif. Mais pourquoi ces espaces, préservés de toute visée de production immédiate, sont-ils si importants au-delà du simple plaisir partagé ? La coopération, une affaire d’affects Dans Psychologie des foules et analyse du moi, Freud s’intéresse aux liens entre psychologie individuelle et psychologie sociale. Selon lui, la solidarité d’un groupe repose sur des liens affectifs transformés par un…



