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    Et si coopérer, c’était prêter aux autres pour gagner plus ?

    mars 31, 2026 /

    Dans un article précédent, j’avais défini une capacité collective clé : juger avec équité.Cette capacité émerge dans les collectifs de travail, notamment lorsque les jeux de pouvoir s’intensifient dans certaines situations de crise. Quand les règles tournent à vide et que les intérêts individuels prennent le pas sur le collectif, cela produit souvent du non-sens pour les individus. C’est un oubli que le sens passe par le collectif et que coopérer s’appuie sur la croyance en d’autres individus. Justice collective et recherche de reconnaissance La recherche d’une reconnaissance sociale — et du gain de jouissance qui l’accompagne — pousse alors les individus à « faire corps » à nouveau au…

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Psy au travail — subjectivation
Mettre au travail ce que le travail fait au sujet.
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SOUFFRANCE ÉTHIQUE AU TRAVAIL Capacité éthique : u SOUFFRANCE ÉTHIQUE AU TRAVAILCapacité éthique : une dimension collectiveDans mes observations du travail, je rencontre souvent ce que Christophe Dejours a nommé la souffrance éthique : ces situations où ce qui nous semble juste ou bon entre en conflit avec ce que le travail nous demande de faire.Le soignant qui n’a plus le temps de prendre soin du patient.Le salarié à qui l’on demande de détruire des produits pour répondre à une norme qualité.L’expert qui doit apporter une réponse standardisée alors qu’une situation singulière nécessiterait un véritable échange.Dans ces situations, le sujet se trouve pris dans un conflit de loyauté : loyauté envers soi ou envers le collectif ?Peut-être assistons nous à la disparition progressive du colloque singulier, c’est-à-dire de cette capacité à juger et à arbitrer en fonction d’une situation concrète.À force de vouloir minimiser tous les risques, nous risquons paradoxalement d’augmenter le risque psychique de ceux qui doivent appliquer les règles.Le « risque zéro » devient alors moins une réalité qu’une manière de déplacer la responsabilité du collectif vers l’individu.Pourtant, la capacité éthique est avant tout collective.Elle suppose des personnes capables de se sentir responsables, mais aussi un collectif capable de discuter, de délibérer et d’assumer ensemble la complexité des situations.C’est ici que l’intelligence artificielle pose une question essentielle.Que devient notre capacité de jugement lorsque nous confions toujours davantage nos arbitrages à des systèmes fondés sur des règles générales, des normes et des probabilités ?Le risque n’est pas seulement celui de l’erreur.Il est peut-être celui d’une éthique en souffrance.Et finalement, d’une souffrance éthique des personnes.Car le sujet ne disparaît jamais tout à fait.Avec ses conflits, ses émotions, ses contradictions, son désir et son histoire, il demeure au cœur du travail.Lacan, en inversant le cogito cartésien, nous rappelle :« Je parle, donc je suis. »Et si la nouvelle forclusion du sujet promise par l’IA nous conduisait paradoxalement à redécouvrir la psychanalyse ?À redécouvrir ce que signifie être un sujet travaillant.
AMOUR, HAINE, HAINAMORATION L’animosité envers un AMOUR, HAINE, HAINAMORATIONL’animosité envers un collègue est-elle évitable ?Non.Pourtant, elle peut s’élaborer.Et se transformer.Il suffit parfois d’un collègue qui nous agace démesurément.Et soudain, quelque chose s’enflamme.Mais pourquoi lui ?Pourquoi cette personne plutôt qu’une autre ?Au cours d’une analyse, les associations viennent parfois faire apparaître des liens inattendus.Vous repensez à une scène récente avec ce collègue.Puis un souvenir d’enfance surgit, où il est question de vous et de votre frère cadet.Vous n’y aviez plus pensé depuis longtemps.Et pourtant, quelque chose résonne.Peut-être aussi que ce collègue possède un trait qui vous rappelle votre frère.Un regard.Un sourire.Une façon de se tenir.Quelque chose d’infime.« Einfall », disait Freud : ce qui tombe dans le conscient.Comme en aquarelle, une forme apparaît peu à peu dans ce qui semblait n’être qu’un mélange de couleurs.Alors oui, les psychanalystes ressassent le passé.Mais l’inconscient agit aussi dans le présent.L’amour peut se renverser en haine.Et la haine en amour.Lacan parlera de « hainamoration » pour désigner cette intrication de l’amour et de la haine dans la relation à l’autre.Au travail aussi, l’autre peut devenir le support de nos identifications, de nos rivalités, de nos fantasmes.Cela ne signifie pas que la haine doit s’accomplir.Mais peut-être qu’en reconnaître les ressorts permet de ne pas en être entièrement prisonnier.Sortir des pièges de l’identification.Accepter le manque et l’imperfection.Les nôtres.Et celles des autres.Et peut-être alors rencontrer l’autre autrement dans son altérité et accéder à sa propre vérité d’être.#Psychanalyse #Hainamoration #Freud #Lacan #Inconscient #Travail #VieAuTravail #RelationsAuTravail #Psychologie #RelationsHumaines #ParoleAuTravail
Qu'est-ce qui nous attache si fortement au travail Qu'est-ce qui nous attache si fortement au travail, parfois jusqu'à l'épuisement ?En entreprise, nous cherchons notre reflet et notre validation dans le regard de l'Autre. Nous dépendons du regard et de la parole des autres pour éprouver notre sentiment d'existence. Interroger ces dynamiques est essentiel pour ne pas perdre le sens de son activité et préserver sa santé mentale. Retrouvez mon analyse complète sur mon blog Lien direct dans ma bio : Paroleautravail#Psychanalyse#SanteMentale#SouffranceauTravail#Lacan#ParoleauTravail
Et si vouloir rendre le travail meilleur pouvait p Et si vouloir rendre le travail meilleur pouvait parfois produire l’inverse de ce que nous cherchons ?Une phrase d’Ivan Illich me poursuit depuis quelque temps :« La corruption du meilleur engendre le pire. »Elle résonne fortement avec nos organisations.Nous construisons des outils, des procédures, des indicateurs, des dispositifs RH, des règles… avec de bonnes intentions : mieux travailler, mieux coopérer, mieux prendre soin, mieux performer.Mais que se passe-t-il lorsque ces moyens deviennent des fins ?Illich nous invite à penser la convivialité : un outil doit rester au service de l’être humain. Il doit prolonger sa capacité d’agir, et non l’inverse.Cette question me semble particulièrement actuelle dans le monde du travail.👉 Comment construire des collectifs, avec leurs règles, leurs objectifs et leurs fonctions, sans que l’administration du travail finisse par prendre le pas sur le travail lui-même ?👉 Comment rechercher la performance sans transformer l’épanouissement en nouvelle injonction ?👉 Et comment préserver, dans les organisations, ce qui ne se décrète pas : la confiance, la reconnaissance, l’engagement, le désir de faire avec les autres ?Je me suis aussi interrogée sur ma propre vision du travail.J’ai longtemps accordé une place importante à l’idée de réalisation de soi par le travail. Avec le recul, je vois davantage ses limites : le travail ne rend pas nécessairement heureux. Il comporte aussi son lot de frustrations, de conflits et de déceptions.Mais cela ne signifie pas qu’il soit devenu purement utilitaire.Avec Freud, on peut penser le travail comme un lieu d’inscription dans la réalité et dans la communauté humaine. Un lieu possible de création, de reconnaissance et de lien.Peut-être faut-il alors renoncer à l’idéal d’un travail forcément épanouissant pour chercher autre chose :un travail suffisamment humain pour permettre, de temps à autre, d’y advenir comme sujet.C’est la réflexion que je poursuis dans mon nouvel article sur Parole au Travail, à partir d’Ivan Illich, de la psychanalyse et de la question de la convivialité.Et vous, qu’attendez-vous encore du travail aujourd’hui ?
Les liens intimes au travail, ou Lacan avant les c Les liens intimes au travail, ou Lacan avant les congés d’été.Ce qui nous fait tenir au travail n’est pas seulement la tâche à accomplir. C’est aussi la qualité des liens que nous y tissons.Nous avons besoin d’être reconnus, entendus, de sentir que notre contribution compte pour les autres et pour un projet commun.Lacan nous rappelle que nous nous construisons dans le regard de l’Autre. Notre sentiment d’exister dépend, en partie, des paroles et de la reconnaissance que nous recevons.Le travail réactive constamment cette expérience : il peut nous faire grandir, nous soutenir, mais aussi nous fragiliser.John Dewey ajoutait que la coopération ne se décrète pas. Elle naît de personnes qui se rassemblent pour faire face à des problèmes concrets et qui se sentent responsables de leurs conséquences.À l’heure des collectifs éphémères, du travail à distance et des organisations toujours plus vastes, une question demeure :6Quels sont les lieux, les collectifs et les relations auxquels nous souhaitons réellement apporter notre énergie et notre responsabilité ?Peut-être que notre réalisation au travail dépend encore, et toujours, de la manière dont nous choisissons de faire société.Lire l’article complet sur www.paroleautravail.com#ParoleAuTravail #Travail #PsychologieDuTravail #Psychanalyse #Lacan #JohnDewey #Coopération #CollectifDeTravail #RelationsAuTravail #SensAuTravail #QualitéDeVieAuTravail #Management #Organisation #FaireSociété
De l'usage du Mythe au travail Qu'est-ce qui fa De l'usage du Mythe au travailQu'est-ce qui fait tenir un collectif de travail ?On parle souvent de procédures, d'objectifs ou de management. Mais il manque parfois quelque chose de plus fondamental : un récit commun.Les mythes ne sont pas des histoires fausses. Ce sont des récits que les humains construisent ensemble pour donner du sens à leur expérience.Au travail, ils peuvent prendre la forme d'un idéal partagé : une mission, un métier, une façon de prendre soin, de transmettre ou de créer ensemble.À l'inverse, lorsque le collectif s'efface au profit de la seule performance individuelle, nous risquons de jouer davantage le jeu du système que de faire sens.La question n'est peut-être pas seulement : *comment être performant ?*Mais aussi :👉 Quel récit commun sommes-nous encore capables de construire au travail ?👉 Jusqu'où sommes-nous prêts à nous adapter pour appartenir au système ?👉 Et comment préserver des espaces de jeu, de créativité et de conflictualité vivante au sein des collectifs ?Le collectif n'est jamais définitivement acquis. Il se construit, se transforme et se raconte sans cesse.#Travail #PsychologieDuTravail #SantéAuTravail #Collectif #SensAuTravail #Management #Organisation #CliniqueDuTravail #QVT #ParoleAuTravail
Pourquoi cherche-t-on autant de sens dans le trava Pourquoi cherche-t-on autant de sens dans le travail aujourd’hui ?Peut-être parce qu’on attend de lui… tout.Comme l’ont montré Christophe Dejours et Robert Neuburger, on ne « s’accomplit » pas seul.💡 Ce qui fait exister au travail, c’est un équilibre fragile :— être reconnu comme individu— se sentir appartenir à un collectifQuand ça penche trop d’un côté :➡️ fusion ou perte de soi➡️ rivalités ou isolement✨ Le vrai enjeu ?Trouver des espaces où être soi… avec les autres.#sensdutravail #collectif #psychologie #travail #management #equilibre
Sublimation et coopération : et si l’amour était l Sublimation et coopération : et si l’amour était la clé ?Pourquoi les moments informels — déjeuners, échanges spontanés, rituels d’équipe — sont-ils si importants dans le travail collectif ?Freud apportait déjà une piste : la cohésion des groupes repose sur des liens affectifs sublimés. Autrement dit, la coopération ne naît pas seulement de règles ou d’objectifs communs, mais aussi de mouvements d’identification, d’attachement et de reconnaissance entre individus.Ces espaces « non productifs » deviennent alors essentiels :• Ils renforcent le sentiment d’appartenance• Ils permettent de construire un sens partagé• Ils favorisent la créativité collectiveLorsque ces moments disparaissent, la perte de sens et l’individualisation du travail apparaissent rapidement — un phénomène particulièrement visible depuis la généralisation du travail hybride.Coopérer, c’est alors « savoir y faire » ensemble avec les règles, les contraintes, les tensions… pour redonner du sens à l’action collective.Et cela ne va pas sans affects…Ni sans amour.#ParoleAuTravail #Coopération #CollectifDeTravail #SensAuTravail #Psychosociologie #Leadership #Travail
Et si coopérer, c’était prêter aux autres pour gag Et si coopérer, c’était prêter aux autres pour gagner plus ?Dans le travail, chacun est à la fois sujet… et soumis.Soumis aux règles, aux organisations, aux jeux de pouvoir.Mais aussi capable de subversion, c’est-à-dire de transformer son environnement.Quand les règles perdent leur sens, les individus cherchent autre chose :👉 reconnaissance👉 coopération👉 justiceC’est souvent dans les échanges réels, parfois conflictuels, que les collectifs retrouvent du sens.Les rituels d’équipe, les moments informels, les espaces décloisonnés peuvent alors devenir des lieux vivants:☕ petits-déjeuners💬 "quoi de neuf"📊 baromètres d’humeur🤝 vis ma vieMais attention : ces espaces ne doivent pas devenir des routines vides.Ils doivent rester ouverts, incertains… vivants.On parle souvent de confiance.Je préfère parler de croyance.Du latin credere : confier en prêt.Et si coopérer, c’était finalement…prêter aux autres pour gagner plus ?Plus de sens.Plus de collectif.Plus de coopération.
Conflits au travail : ce qui se joue vraiment On Conflits au travail : ce qui se joue vraimentOn parle souvent de :👉 rivalités👉 tensions👉 personnalités difficilesMais ce n’est pas tout.________________________________________Quand les règles ne font plus sens, les équipes peuvent :❌ se bloquer❌ produire des résultats incohérents❌ perdre leur motivation________________________________________💡 Ce que j’observe :👉 ce n’est pas seulement un problème relationnel👉 c’est une perte de sens collective________________________________________La clé : juger avec équité✔️ prendre en compte les situations✔️ ajuster les règles✔️ écouter les singularités________________________________________⚠️ À l’inverse :les jeux de pouvoir empêchent de penser.________________________________________Un signe fortL’injustice ne passe pas inaperçue :•	silences•	hésitations•	émotions fortes________________________________________✨ Et parfois un déclic :👉 « Oui ! »C’est le moment où quelque chose se comprend.________________________________________💬 Et si le vrai enjeu était là :👉 retrouver la capacité de penser ensemble
Injonctions paradoxales au travail : quand quoi qu Injonctions paradoxales au travail : quand quoi que l’on fasse, ce n’est jamais suffisant.Entre exigences de performance, contraintes de moyens et attentes parfois contradictoires, beaucoup de professionnels se retrouvent pris dans des situations où aucune réponse n’est pleinement satisfaisante. Ces tensions peuvent générer culpabilité, impuissance et perte de sens.Comprendre ce qui se joue — individuellement et collectivement — permet déjà de desserrer ces contraintes. Les espaces de parole et d’analyse offrent la possibilité de remettre du sens dans l’expérience de travail et de retrouver des marges d’action.👉 Mettre au travail ce que le travail fait au sujet : une démarche pour un travail plus vivable et plus humain.🌐 paroleautravail.com
Mettre des mots sur le travail, c’est commencer à Mettre des mots sur le travail, c’est commencer à comprendre ce qu’il fait au sujet.________________________________________Le collectif et l’individuLe travail implique des règles, explicites ou implicites, qui peuvent entrer en tension avec l’idéal intérieur de chacun.Ce que le collectif fait à l’individu… et ce que l’individu fait au collectif.________________________________________Le rôle du leaderLe leader peut cristalliser les idéaux du groupe, mais le risque est de se laisser engloutir par un système qui ignore la singularité du sujet.________________________________________La parole et la subjectivationLa réflexivité et la parole pleine permettent de mettre au travail ce qui se joue, pour déplacer ce qui enferme et ouvrir des espaces de créativité.________________________________________Psy au travail — subjectivationMettre au travail ce que le travail fait au sujet.________________________________________
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